mardi 16 septembre 2014

Tasmanie - dimanche 23 mars - 2e jour

Bonjour à tous ! En tant que covoyageur de Maguy lors de cette semaine en Tasmanie, j'ai pris des notes et je souhaite vous conter ici nos exploits. Un article par jour, une petite carte, quelques photos.
Pour ce deuxième jour, n'hésitez pas à également revoir les photos de Maguy : Richmond, la route vers Bicheno et Bicheno.


Après une bonne nuit et une douche réparatrice, le petit déjeuner se fait à base de café et de Vegemite. Le programme de la journée comprend un passage par Richmond, ville historique au nord de Hobart, puis un retour sur la côte Est pour dormir à Bicheno. Mais en premier… les bières.
Nous repassons par le centre commercial de la veille. Aujourd’hui pas de voiture similaire sur le parking, ça suffat comme ci. Heureux avec notre pack de six, nous repartons vers Richmond. Le soleil est radieux, les routes sont toujours agréables et peu peuplées. Au détour d’un virage, une signalisation « attention kangourou » nous amène à une halte pour la photo touristique de rigueur, ensemble à côté du panneau. Ca c’est pour faire baver les copains, c’est fait, on devrait scorer des « j’aime » sur Facebook.
Après une petite heure de route, nous pénétrons dans Richmond et garons rapidement la voiture. Richmond ne fait finalement qu’une grande rue et de rares branches dérivées, c’est totalement walkable. Et puis c’est les vacances et même si la randonnée n’est pas notre but principal, une petite marche est toujours agréable, flânerie sous le doux soleil d’automne.
Comme tout ce qui est visitable en Tasmanie (villages, forêts, plages), Richmond est doté de panneaux indicateurs pour guider les arrivants vers les points d’intérêts. Le premier panneau qui attire notre œil à l’entrée du village est une vue de la rue principale et un simple descriptif des bâtiments d’intérêt. Un bâtiment d’intérêt peut être un vieux bâtiment à l’architecture caractéristique, un bâtiment lié à une figure historique, ou un bâtiment lié à l’histoire pénitentiaire de l’île.
Forts de ces informations, nous avançons dans Richmond, sans but précis, histoire de voir. Sur notre droite, un petit musée propose une miniature de Hobart mais le prix nous incite à faire demi-tour. Justement, le demi-tour nous met face à un café, et c’est justement l’heure de la pause. Cappuccino et mocha sont nos breuvages préférés, et chacun d’entre nous choisira l’un ou l’autre au hasard du jour et de l’humeur tout au long du voyage. La mousse de lait est agréable et elle est souvent décorée, comme ici où la serveuse nous a orné nos boissons d’une feuille d’eucalyptus. Pour les puristes qui doutent de la ressemblance avec une feuille d’eucalyptus, j’en profite pour sortir ma science et pour vous rappeler qu’il y a une vingtaine de variétés d’eucalyptus, alors vérifiez-les toutes avant de critiquer.
Pour les curieux, notons une attraction touristique à ne pas rater dans le café Ashmore où nous sommes justement ce matin : les toilettes. Pour ceux qui ne les ont pas visitées, elles resteront une petite phrase dans la mémoire, comme un regret revenu trop tard pour faire marche arrière : « tu es allé au toilettes ? Si tu y vas prends ton appareil photo ça vaut le coup ». Pas plus de détails, nous laissons le mystère.
A l’entrée de Richmond, ou à la sortie selon le point de vue adopté, la Prairie des Filtres. Ou en tout cas c’est l’image qui vient à l’esprit du toulousain qui sommeille en nous. Un pont de pierre, et en dessous coule une pelouse verdoyante bordée d’une rivière. Des volatiles à magret s’aventurent sur les berges en quête de miettes ou de doigts d’enfants. Le soleil est accueillant, le sol souple invite à la sieste ou au pique-nique. Non, il est trop tôt, nous attendrons un peu. Pour rester dans une dynamique de dynamisme, nous entamons la montée vers l’église en haut de la montagne. Colline. Butte. Après trente seconde de marche, nous arrivons enfin, fourbus et fiers du dénivelé parcouru. L’église n’a rien de bien particulier, elle est neuve et propre comme toutes les églises ici. Et elle est ouverte.
Nous revenons à l’auto et prenons la route vers Bicheno, notre destination du soir. Les routes sont toujours agréables, il faut toujours conduire à gauche merci, et les sinuosités du bitume se marient bien avec la variété des paysages. Tantôt prairies, tantôt forêts, tantôt bord de mer. Nous approchons de plus en plus de la côte est, qui sera notre lieu de vie pour quelques jours. L’océan commence à pointer son nez là au fond à droite en regardant par la fenêtre mais continue à regarder la route je te prie.
A l’heure du déjeuner, nous passons à travers la commune d’Orford, qui n’a rien d’intéressant mais sa plage. Anglicisme. Et justement, une plage pour un pique-nique, c’est tout à fait adapté. Surtout qu’en Australie, une plage ne vient jamais sans ses tables-et-bancs, son coin toilettes, ses barbecues. Dès la table choisie, les mouettes viennent s’enquérir de notre volonté de nous restaurer sur place. Et quel menu avons-nous choisi ? Et est-ce qu’elles peuvent espérer des miettes ? Et ça vous gêne si je m’installe sur le même banc que vous ? Les mouettes.
La pause est terminée, nous repartons vers d’autres chefs d’œuvre de l’art australien. Sur notre route nous en croiserons deux. Le premier est le magnifique Three Arch Bridge qui porte bien son nom mais mal son qualificatif. Après une courte marche de quelques minutes, ce pont se révèle tout petit, caché sous la route et absolument sans charme. Nous passons plus de temps à flâner digestivement sur la plage qu’à admirer l’architecture.
Un peu plus loin, c’est le célèbre Spike Bridge qui attire notre attention. Indiqué dans le guide, il sort de l’ordinaire de par son ornementation : des pics de pierre qui lui donnent son nom. Mais une fois sur place, il nous réserve d’autres surprises. Son emplacement déjà. En tant que pont, il franchit une déclivité du terrain. C’est bien fichu quand même. Là où c’est intéressant c’est qu’il est situé à environ 50 mètres d’un autre pont qui porte la route que nous empruntons. De plus il est parallèle à celui-ci et ne semble mener nulle-part. Aucune trace de route, aucun bâtiment. C’est un pont entre rien et rien, juste à côté d’un pont qui franchit le même obstacle. La promesse des pics est bien tenue et les bâtisseurs du Mordor semblent bien avoir officié sur l’ouvrage. Le panneau explicatif indique très précisément que la raison de ces pics est floue. Renforcement de la structure, barrière anti-suite pour le bétail, folie du concepteur ? Mystère. Quant à nous, pas fous et au vu du soleil qui tape, nous descendons à peine de voiture. Il est tout à fait possible de visiter en restant dans le véhicule. Façon drive-through.
Etape à Swansea. Rien de passionnant. Nous observons les bateaux qui accostent mais aucun marin ne nous fait le plaisir de tomber à l’eau en débarquant. Déçus, nous repartons.
Et c’est Bicheno. L’auberge sac-à-dos est agréable et calme pour le moment. La tenancière nous promet l’arrivée d’un car pour le soir même. Deux stratégies : sieste d’un côté, déambulation dans la ville de l’autre. Les lits sont confortables, le bord de mer est agréable au soleil déclinant. Les stratégies convergent à l’heure de l’apéro et nous descendons ensemble vers la plage pour savourer une bière avec un bon goût de vacances. Une pensée pour les amis en France qui n’ont pas notre chance : nous écrivons quelques mots dans le sable et les photos qui en sont tirées seront envoyées via internet à l’autre bout du monde. Un peu de téléphone également pour les privilégiés, le rituel du soir est bien organisé.
L’apéro entraîne le repas. Le crépuscule entraîne le port d’un coupe-vent car ça fraîchit un peu. Devant nous, dans la baie, la marine nationale de Bicheno attend ses marins pour partir en quête de poiscaille. Demain sûrement.
Le ciel clair invite à la rêverie, et nous nous allongeons sur les rochers de la plage pour philosopher en regardant les étoiles. Pas de pollution lumineuse, pas de pollution sonore. Ou juste quelques moustiques. « Ca passe à travers le jean les moustiques ? « oui je crois ». Bof, on verra bien.
En tout cas c’est joli. La clarté du ciel nocturne nous rappelle que nous sommes à l’autre bout du monde. Ici pas de Grande Ourse, rien de bien reconnaissable. Loin de toute grande ville, la Voie lactée est très visible et on doit réapprendre les constellations. Quoique celle-ci ressemble furieusement à Orion quand même. Depuis l’hémisphère sud ? Après tout il doit bien y avoir quelques étoiles visibles des deux hémisphères. Au passage merci aux cours d’astronomie de monsieur Sonnerfield, c’est plus facile à retenir quand c’est ludique.
Nous rentrons nous coucher pas trop tard. Le car de touristes est bien arrivé et la salle commune est animée. Nous saluons les voyageurs et traversons en direction de la chambre. Le sommeil vient vite, bercé par le lecteur MP3 qui laisse passer des mélodies de West Coast à travers la porte.

Tasmanie - samedi 22 mars - 1er jour

Bonjour à tous ! En tant que covoyageur de Maguy lors de cette semaine en Tasmanie, j'ai pris des notes et je souhaite vous conter ici nos exploits. Un article par jour, une petite carte, quelques photos.
Pour ce premier jour, n'hésitez pas à également revoir les photos de Maguy : Hobart, Eaglehawk neck, Pirate Bay et Maingon Bay.


Ce premier jour du périple commence à Melbourne, par une série de transports en commun en direction de l’aéroport. N’ayant plus de logement, je passe déposer ma lourde valise chez Maguy ; le voyage se fera en sac à dos. Ca a l’avantage d’être plus facile à transporter, le volume réduit force à ne prendre que le nécessaire, et ça donne un look backpackers qui colle mieux à notre périple que le look touriste de luxe. Tram, métro puis bus, nous enchaînons les trajets pour nous rendre au lieu de départ de l’avion prévu pour 11h10. On sent les yeux qui s’ouvrent peu à peu avec les heures qui passent, mais l’énergie n’est pas encore là. La motivation en revanche est déjà levée, parce que ça sent les vacances !
Une fois à Hobart, nous prenons possession de notre voiture de location. C’est une petite Hyundai grise. Un modèle très courant. Munie d’une boîte automatique, l’auto est également équipée en série d’une conduite à droite. Normal. Maguy a déjà un peu conduit la grosse Volvo de sa famille d’accueil dans Melbourne, mais rien qui lui permette vraiment de se bâtir une solide expérience du sujet. Pour ma part j’ai déjà conduit du mauvais côté de la route en Angleterre, mais dans une auto française. On va bien voir, et je suis volontaire pour commencer. Je démarre, je sors du parking et au premier carrefour le veux mettre mon clignotant pour tourner : j’enclenche les essuie-glaces. Ah ben zut, les commodos sont inversés. Je sens que les réflexes vont avoir du mal à venir. Ceci dit à deux c’est quand même plus facile, les éventuels doutes sont balayés par le passager qui redonne la bonne direction et qui rappelle les règles de bonne conduite routière en cas d’oubli. Le voyage jusqu’à Hobart se passe sans encombre. Le ciel est un peu gris mais ça doit s’arranger les jours qui viennent.
Notre première destination est le marché de Salamanca, qui a lieu tous les samedis. Et par chance… Situé sur la place du même nom, la marché de Salamanca n’est pas très grand, mais il regroupe énormément de boutiques d’artisanat, de vêtements, et heureusement de nourriture. Il est midi passé. Nous attrapons un sandwich chaud avec une Brat Wurst au milieu et des oignons en garniture. Un café par-dessus et voilà notre premier repas.
A noter que le café en lui-même n’est pas terrible en Australie mais sa préparation, son mélange avec du chocolat, et sa mousse onctueuse en font une nécessité à déguster quotidiennement voire plus. Ajoutez des petits marshmallows et vous approchez une notion de dessert qui n’est pas désagréable à cette heure de la journée.
A quelques mètres d’un pub, un petit orchestre au son irlandais joue au milieu du marché. La musique fait oublier la grisaille et l’entrain des musiciens met un air de fête sur ce marché qui était déjà bien animé. Finalement nous passerons une bonne heure sur ce marché, le temps de flâner et de parcourir toutes les allées. Impossible de ne pas craquer devant un stand de gâteaux secs. En montrant d’un geste large l’éventail des sacs qu’il propose sur son étal, le marchand nous demande quelle taille nous souhaitons acheter. Un coup d’œil entre nous enclenche un soupir intérieur, désolation de ne pas se faire comprendre en ce pays étranger. Le format familial évidemment. Quoi d’autre ? Comme il nous reste un peu de temps avant de partir pour Port Arthur, nous errons dans le centre ville. Hobart est une ville australienne typique, avec ses vieux bâtiments de moins de 100 ans, ses rues droites, ses édifices administratifs avec des colonnes à l’entrée.
Nous visitons la cathédrale St David, très propre et rangée. En poussant une porte, nous découvrons un couloir sombre et qui semble pourtant être une salle d’exposition. En l’absence de tout gardien et berger allemand, nous y pénétrons, curieux. La galerie expose quelques œuvres d’art religieux. Au plafond, des drapeaux britanniques en lambeaux. Après recherche sur les panneaux muraux, il apparaît que ces drapeaux appartenaient à des régiments disparus (démantelés ou fusionnés avec un autre). Dans ce cas leurs couleurs sont stockées au plafond et plus personne n’y touche. Le tissus peut ainsi s’abîmer avec le temps, tomber en miettes, le drapeau ne sera pas descendu. C’est une tradition militaire britannique.
Retour à la voiture, Maguy prend le volant en direction de Port Arthur, en passant par l’auberge qui nous accueillera pour la nuit. Mais sur la route, c’est l’heure du ravitaillement. Nous stoppons donc sur le parking d’une grande surface. Le menu des jours qui viennent est décidé rapidement, ce sera simple et transportable. Il nous faut du pain de mie, du thon en boîte, des légumes à grignoter (carottes, concombres), des bagels pour le petit déjeuner, l’indispensable pot de Vegemite (si vous n’avez pas goûté, ça peut s’arranger) et du chocolat. En Tasmanie, on a l’impression que c’est tous les jours les soldes des tablettes de chocolat, surtout les grosses tablettes des gourmands. Oh ben zut alors.
Pas de bières en revanche, elles ne sont pas vendues en grande surface, il faut un magasin spécialisé. Tant pis nous irons demain. Demain c’est dimanche, mais les magasins sont ouverts. Oué.
Retour au parking, Maguy ouvre le coffre de la voiture, je commence à y mettre les sacs des courses. Tiens c’est bizarre, il y a un sac de couchage déplié sur nos 2 sacs à dos. Et je ne me souvenais pas que le sac de Maguy était si petit. Nous restons figés une seconde, et c’est là que la portière du conducteur s’ouvre. Euh…
Un pas en arrière. Ce n’est pas notre voiture. Même modèle, même couleur, mais contenu différent. Je bafouille une paire d’excuses et nous filons vers notre véhicule. Vol de voiture, le séjour commence bien.
Nous reprenons la route vers la halte du soir. Nous découvrons peu à peu la verdure de la Tasmanie, les routes sinueuses et légèrement vallonnées. Un pont tournant nous force à une halte pour laisser passer un bateau de plaisance. Les touristes que nous sommes ne peuvent pas laisser passer l’occasion : chaque halte est propice à quelques photos. Ici on prend notre temps, rien ne presse, rien ne nous presse.
Le centre de plongée d’Eaglehawk est loin de tout. Perdu dans la descente vers la baie des pirates, il nous semble désert au premier abord, mais en fait non. Nous sommes les premiers à nous enregistrer, et nous pouvons donc choisir nos lits à loisirs dans cette chambre de 3 paires de lits superposés. Le temps de se dégourdir les jambes quelques minutes et nous repartons. Nous avons juste le temps de croiser un couple d’asiatiques, apparemment les seuls autres occupants de l’auberge, qui prendront la seconde chambre.
Le trajet suivant ne fait que quelques centaines de mètres, tant il nous semble indispensable de faire une halte de plus pour admirer Pirate Bay, dans laquelle nous imaginons déjà le galion au drapeau noir. Photo.
Un petit panneau nous indique un escalier vers une plage pavée, à laquelle nous nous sentons dans l’obligation de rendre visite. En place de pavés, c’est la roche qui dessine un dallage suite à un phénomène certainement très intéressant mais dont nous n’avons pas la moindre idée. Et puis on s’en fiche un peu, il faut avouer. En revanche l’effet est joli.
En route vers Port Arthur, le soleil couchant colore la route et le paysage. Il ne s’agirait pas de rater la visite fantomatique prévue au crépuscule. Nous avons réservé notre place et il nous faut également du temps pour manger. Les routes de Tasmanie ne sont pas les plus fréquentées du monde. Souvent larges, elles tendent parfois au détour de travaux à se rétrécir sur une voie. Et là c’est le drame, car à la sortie d’une voie pour revenir sur deux, nos réflexes français nous font de nouveau circuler sur la voie de droite. Toujours l’avantage d’être deux, quand le passager commence à se sentir stressé d’être du mauvais côté de la route, une petite tape sur l’épaule du conducteur au bout d’un kilomètre et celui-ci rentre dans le droit chemin qui est celui de gauche.
Port Arthur est petit. Déjà, « petit » ce n’est pas bien grand, mais en Tasmanie le qualificatif prend d’énormes proportions. Pour autant que vous me pardonniez cet oxymore. Port Arthur est petit donc, si petit que nous avons de la peine à savoir si nous y sommes ou pas. Un carrefour, deux maisons, pas de panneau. Le GPS indique que c’est le bon endroit et de toute façon quand nous allons un peu plus loin il n’y a rien de plus. Par chance, il y a bien un panneau qui indique le centre des visiteurs, si jamais cette notion a un sens en un lieu dans lequel on n’entre pas vraiment. De toute façon nous voilà rassurés, la destination est définie, c’est l’heure du repas.
Le Lonely Planet qui nous accompagne et plombe mon sac à dos indique un joli point de vue à quelques kilomètres de là, l’endroit semble idéal. La nuit n’est pas loin d’avoir terminé sa chute, mais la fraîcheur ne nous arrête pas. Après un quart d’heure de voiture, nous arrivons donc à Maingon Bay. Une longue promenade d’une minute au long d’une passerelle en bois nous mène aux flots d’écume qui frappent les rochers sous un ciel plus gris qu’ambre avec ce soleil qui se cache derrière un voile d’altocumulus.
Pour ce premier repas nous croquons une carotte, avalons une boîte de thon à la pointe du couteau, et dégustons un fameux crottin de Chavignol que Maguy a gardé d’un cadeau de Titi. Miam ! L’haleine Chavignol présage une bonne distance de sécurité avec les fantômes prévus ce soir. Ca a aussi du bon de voyager en célibataires.
Retour vers la grande ville et son centre des visiteurs. Il fait nuit, le ciel nuageux n’est pas menaçant, la température est très agréable et c’est à peine si un petit vent nous conseille de nous couvrir. Les départs pour le centre pénitentiaire de Port Arthur se font tous les quarts d’heure, ce sera bientôt notre tour. Ce que nous venons voir, ou plutôt vivre ce soir, c’est un Ghost Tour. Cette expérience consiste en une visite commentée d’un site sur lequel il y a eu différents témoignages d’apparitions étranges. Shelly, notre hôte pour la soirée, rapporte ces différents témoignages tout en parcourant différents lieux et bâtiments à la lueur d’une lampe à pétrole. La faible luminosité, les ombres sur les murs, la personnalité du lieu et des criminels qui les ont parcourus, tout aide à créer une ambiance propice aux histoires qui font peur. Ici aucun effet spécial, aucun acteur déguisé, aucun artifice de fête foraine. Tout est réel, tout peut arriver, il y a peut-être même un fantôme là derrière votre épaule. D’ailleurs il y a eu une apparition durant la visite le mois dernier. Dans le groupe, trois adolescentes se tiennent solidement par les bras, visiblement peu rassurées. D’histoires de détenus en fantômes de la Dame en Bleu, de passage par la maison du Révérend en promenade en sous-sol autour de la table de dissection, l’ambiance incite aux frissons et même si on n’y croit pas on ne peut s’empêcher de regarder les coins d’ombres un peu différemment. Ce soir, aucun phénomène étrange ne sera rapporté, en aurions-nous vraiment voulu un ?
Après avoir récupéré notre diplôme d’aventurier explorateur de pénitencier hanté, nous reprenons la route vers nos lits non sans avoir de nouveau essayé de voler une voiture. Mais là c’est pas de bol, au moment ou nous appuyions sur le bip pour déclencher l’ouverture des portières, une autre auto s’est mise à clignoter. Certes ce n’était ni la même taille de voiture, ni la même couleur, mais il faisait nuit et on était fatigués et puis zut. Le méfait a été évité juste avant d’ouvrir la portière, sans trop se faire repérer des véritables propriétaires du véhicule, ouf.
La nuit, les routes de Tasmanie sont limitées à 65 km/h contre 100 ou 80 en journée. La raison ? La vie sauvage est très présente, surtout que les forêts couvrent une bonne partie de la surface. Et nous n’avons vraiment pas envie de rendre la voiture avec un kangourou en lieu de pare-choc. Et en effet, nous croisons de la vie, des possums, des lapins, un wombat au loin dans le bas-côté. Chasseurs de gros gibier, nous arrivons tout de même à tuer quelques moustiques avec notre pare-choc. Vengeance par anticipation.
Brosse à dents, douche, duvet, il n’est même pas tard mais la nuit fera du bien.

mardi 15 avril 2014

Match de Football Australien : Richmond vs Collingwood ! Victoire de Collingwood (noirs et blancs)


ça n'a de commun avec notre rugby que le ballon ! sinon c'est Beyrouth ! ça court dans tous les sens, les passes en avant, ça se pousse, ça se gêne mais c'est pas mal ! Par contre ils galopent plus, de vraies gazelles !



L'hymne de Collingwood !

Vidéos des enfants !


Léo nous chante le début de l'hymne de son école : "we are the men of St Kevin's" !


Et Peg n'est pas en reste !



Et Kit danse !

La dernière journée avec les enfants ! un petit concert improvisé !

C'est officiel, Peg aime l'houmous ! :)


ça, c'est sa dernière trouvaille : ce regard de chien battu qui fait que même si elle a repeint le salon avec ledit Houmous, elle est trop mignonne !


C'était vraiment terrible d'avoir tout le monde pour la leaving party !


Apparemment elle aime le piano !!!

Sydney : 3ème jour !




Jolies leur bibliothèque "publique" !



Vue du Royal Botanic Garden !


Une pirogue d'époque !